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Église Protestante Réformée du Luxembourg
Les Réformés au LuxembourgLe Grand-Duché de Luxembourg avec sa monarchie constitutionnelle, situé entre la République Française au sud, la République Fédérale d’Allemagne à l’est et le Royaume de Belgique à l’ouest et au nord, a plus de 440.000 habitants parmi lesquels plus de 140.000 travailleurs immigrés. Comme la Réforme n’a guère pris racine sur le territoire, la population est en grande majorité catholique. En 1982 l’Etat signa une convention avec l’Eglise Protestante Réformée du Luxembourg. Les conventions avec l’Archevêché, l’Eglise Protestante, l’Eglise orthodoxe grecque et la Communauté israëlite suivirent en 1997. Napoléon 1er (1769-1821) décréta en 1802 la loi du »18 germinal an X relative à l’organisation des cultes« qui régla les relations entre l’Etat et les Fabriques d’Eglises jusqu’à nos jours. Les « Articles organiques des cultes protestants » forment la base pour les conventions avec les Eglises protestantes. L’Etat entretient des institutions d’éducation et sociales. L’Etat garantit les droits et les libertés de ses habitants et le libre choix de la religion par la constitution de 1868. L’Archevêque, l’Evêque de l’Eglise orthodoxe grecque, les Pasteurs titulaires des deux Eglises protestantes au Luxembourg et le Grand-Rabbin sont « chef de culte ». Les droits de l’Etat pour leur nomination et leur installation sont l’objet des conventions (1982 et 1997). Une minorité petite mais très fière et consciente de sa tradition représente le protestantisme luxembourgeois. L’histoire du protestantisme est née au début du 19e siècle. Jusqu’à cette époque les protestants ne reçurent qu’exceptionnellement la permission de s’installer sur le territoire et en particulier sur le territoire de la Ville de Luxembourg. La population purement catholique considéra l’acte des hommes et des femmes protestants de s’établir au Luxembourg comme une attaque à l’unité confessionnelle qui réunit les Luxembourgeois dans le même esprit au pied des autels. D’accepter les protestants signifia selon leur avis la destruction de la paix publique. Pourtant cette attitude ne put pas empêcher l’arrivée des hommes et des femmes protestants. Le Congrès de Vienne en 1815 a promu le Duché catholique du Luxembourg en Grand-Duché et on l’attacha étroitement à la maison de Nassau. En même temps le Grand-Duché de Luxembourg fut relié avec le « Deutsche Bund » fondé à cette époque. Une garnison prussienne y prit ses quartiers. En conséquence il fallut une aumônerie pour les soldats protestants, les fonctionnaires et leurs familles ainsi que pour les habitants protestants encore rares en ville et à la campagne. L’aumônerie s’effectua tout d’abord avec le support de la Maison Grand-Ducale par les prédicateurs et les aumôniers de la garnison et de la Cour. Après le départ de la garnison prussienne en 1867 les protestants ont fondé des communautés religieuses en ville et à la campagne. A partir de 1870 les communautés protestantes dispersées au sud du pays se basèrent sur l’industrialisation du paysage - d’un paysage qui était purement agricole et en plus faiblement peuplé – quand des milliers trouvèrent des emplois dans les mines, la sidérurgie et la construction des chemins de fer. Plus d’un tiers de la population totale s’accumula dans le canton d’Esch, ne formant qu’un dixième du territoire luxembourgeois. Les ouvriers attendirent de l’Eglise protestante une assistance pour leurs problèmes et leurs souhaits. On fonda des foyers protestants de femmes qui s’occupèrent de l’assistance sociale. Les relations entre les Protestants au Luxembourg se sont améliorées depuis les années 90 du siècle passé. L’Alliance des Eglises Protestantes au Luxembourg regroupe les protestants de Luxembourg-Ville (Protestantesch Kierch/Eglise Protestante), les Réformés du Sud (Reforméiert Kierch/Eglise Protestante Réformée), la paroisse francophone, la paroisse protestante d’expression allemande (Ev. Gemeinde deutscher Sprache), la paroisse néerlandaise (Nederlandse Protestantse Gemeenschap) et la paroisse danoise (Danske Kirke i Luxembourg). L’Alliance cherche à développer la concertation en vue d’actions communes qu’il s’agisse d’évangélisation, de témoignage, de travail de jeunesse, de diaconie, de formation, de service ou d’entraide. L’Alliance est membre fondateur du « Conseil d’Eglises chrétiennes au Luxembourg » en 1997. Les deux Eglises autochtones sont membres de la Conférence des Eglises européennes (CEE) et de Communion des Eglises protestantes en Europe (CEPE, ancienne Communion ecclésiale de Leuenberg). L’Eglise Protestante Réformée fait en plus partie de l’Alliance des Eglises réformées mondiales (ARM) et du « Reformierter Bund ». Sur le Web: http://www.reformiert.lu
22 mai 2008
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