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| AGENDA | Reflexions . Gedanken |
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Regard protestant
Sera-t-il encore possible de pouvoir être seul dans le futur?
Du sens de la solitude
Être seul, avec ses propres pensées, ou avec ses sentiments, sans distractions venant de l’extérieur, cela n’existe presque plus dans notre société. Autrefois, on attendait à l’arrêt de l’autobus sans rien faire. On ne pouvait pas faire autrement. De nos jours, on peut faire autrement, donc on le fait. On appelle sa grand-mère ou bien on envoie un SMS à quelqu’un. Une fois assis dans l’autobus, on termine le SMS. Quand on est arrivé à la maison, on s’installe à son ordinateur pour vérifier si son SMS a bien été envoyé et on constate qu’il y a bien quelqu’un d’autre qui se trouve seul chez lui assis à son ordinateur. Notre disponibilité constante nous mène à la conviction que la solitude n’est pas bonne. En fuyant la solitude, nous perdons aussi la capacité de réfléchir sur nous-mêmes, sur notre vie et même de réfléchir au sujet des événements qui se passent dans le monde. Sachant cela, on se demande: les philosophes, tels que Nietsche, Kant et Kierkegaard, auraient-t-ils accédé à leur idées brillantes s’ils n’avaient pas vécu dans la solitude? Effectivement, il semble que de nos jours, les distractions fassent de plus en plus l’unanimité. Les jeunes de douze à dix-neuf ans, par exemple, sont assis derrière leurs ordinateurs pendant en moyenne six heures et demie par semaine. Les trois-quarts d’eux regardent la télévision pendant une heure et demie par jour. Force est de constater que la véritable solitude aura pour conséquence un besoin toujours plus grand de distractions. Et la conséquence n’est-elle pas que la situation de l’homme se dégrade? Certains le pensent. En effet, le grand inconvénient de cette disponibilité permanente, c’est qu’il faut continuellement se mêler des affaires d’autres. On ne peut presque plus être seul avec ses propres pensées. Ceci est terrible parce qu’on s’interdit des possibilités de développement personnel. Quand on recherche la solitude, des pensées vous viennent qui ne vous seraient pas venues dans d’autres conditions. On découvre des valeurs que soi-même, on trouve importantes. La solitude est bonne pour la formation de la propre personnalité. Le contact constant avec d’autres favorise la contrainte du groupe. Les gens et surtout les jeunes sont facilement influençables. Prendre de la distance peut permettre d’apprendre à mieux se connaître. En plus, la solitude peut être un moyen de détente puisqu’on n’est pas obligé à ce moment-là de réagir à tout ce qui vient de l’extérieur. Il n’est pas facile de se soustraire à la culture de la communication. Sur les sites Internet, comme Hyves et Facebook, par exemple, on peut trouver de nombreux amis. Avec chaque «ami» on peut faire un «chat». Etant donné que les gens ne connaissent plus la véritable solitude, ils ont peut-être peur de rater quelque chose d’important? C’est bien possible! Quelque part, j’ai lu qu’un adolescent a dit: «Lorsque je suis dans ma chambre, je me sens moins seul quand mon programme SMS est branché.» Pendant le carême de l’année prochaine il serait peut-être utile de diminuer non seulement la consommation de la viande et de boissons alcoolisées, mais aussi la consommation des moyens de communication avec le but d’apprendre la vraie solitude qui nous mène aux réflexions importantes. Arie van den Dries
20. Juli 2009
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